Biases, Lenses, and Single Stories

Comment votre éducation/ votre scolarité a-t-elle façonné votre façon de « lire le monde » ? Comment pourrions-nous désapprendre ou travailler contre ces biais?

Ma commune de naissance est Papeete (Tahiti) – Polynésie Française, collectivité d’outre-mer (COM). Son système éducatif fait partie intégrante du système éducatif métropolitain. En réfléchissant à mes expériences scolaire et à la façon dont on m’a enseigné, je trouve qu’on ne m’a pas donné beaucoup d’occasions de désapprendre les préjugés de la société et de voir d’une manière non ethnocentrique. J’ai toujours entendu le côté de l’histoire européenne mais jamais le point de vue d’une autre perspective. Je pense que j’ai grandi sur une petite île française loin de tout avec une perceptive très protégée du monde. Toutefois, le fait d’avoir étudier en France, à Montréal et à Regina m’a permis d’ouvrir les yeux sur la diversité du monde et les enjeux qui y sont associés. Il faut combattre les stéréotypes en commençant par le faire dans notre propre salle de classe. Afin d’aider les étudiants à désapprendre les préjugés, il faut les exposer à des récits de personnes diverses et l’idéal serait d’inviter par exemple un aîné autochtone pour venir enseigner dans la classe. 

Quelles “histoires simples” étaient présentes dans votre propre école? Quelle vérité importait?

Il est difficile de repenser aux « histoires uniques » présentes dans ma propre école, car à cette époque je ne voyais pas la différence et je ne savais pas qu’elles étaient fondées sur des préjugés. Je n’avais jamais entendu parler de l’histoire des autochtones du Canada dans ma communauté de naissance et même lorsque j’ai fait mes études à Montréal en 2011-2014. Bien sûr que nous parlés des peuples autochtones de l’Océanie comme les Maoris ou les Aborigènes de l’Australie.  Mais, ce n’est que lorsque j’ai intégré le programme du baccalauréat en éducation élémentaire à Regina que j’ai appris l’histoire des autochtones du Canada. J’ai ainsi appris dans une perspective autochtone et non européenne et je trouve que c’est un avantage car mes pensées ne sont pas influencées par les stéréotypes que je peux entendre. La réalité des pensionnats m’a particulièrement touché dont j’ai d’ailleurs effectué un projet de recherche sur les effets du traumatisme intergénérationnelle. Après cette étude de recherche, ma vision était plus claire et ma façon de penser et d’agir ont changé. Il ne faut pas avoir une pensée négative juste en se basant sur le physique d’une personne car on ne sait pas son histoire, son vécu, ses difficultés, et autres. Il ne faut pas oublier que certains sont marginalisés et d’autre sont privilégiés, qui est une situation injuste mais réelle dans la société.

Kumashiro K. Chapter 7. Against Common Sense. Pg 71-78. Repéré à https://drive.google.com/file/d/1g8EOKETIKKMlKDn9b78qxoQVH-K3R6QK/view

Published by Virgcha07

Je suis originaire de la Polynésie Française. Je suis dans ma deuxième année d'études dans le programme du BAC en éducation afin de devenir officiellement une enseignante d'immersion française en Saskatchewan.

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